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Visages d’une planète qui se meurt

Ce film raconte l’histoire d’une femme brisée : l’agent Gina Wong, dont le frère est décédé dans un attentat qu’elle n’avait pas su déjouer.
Suspendue après ce drame, et même accusée de complicité, elle se voit accorder une chance de se racheter.
Pour cela elle doit comprendre le testament laissé par un terroriste avant sa mort.

Un testament formé essentiellement d’énigmes historiques, ce qui le rend presque incompréhensible dans un monde où l’Histoire a été bannie.

Dans l’impasse, Gina Wong ne pourra compter que sur l’aide de son amie Cathy Braz, et surtout du mystérieux Pierre Calvi.
Au-delà du testament, cette enquête obligera Gina Wong à se remettre en cause.

Avant d’incroyables révélations.

Ce film se veut aussi une réflexion sur la mémoire collective et individuelle, avec en perspective un monde où l’Histoire serait absente.

Protégée du désert, mais pas du souvenir, Gina Wong attend le verdict de son procès

Les temps heureux pour Gina Plus rien ne sera jamais comme avant…

Une femme brisée et un agent sur la sellette Une supérieure exigeante : Madame Gomez L’amie fidèle : Cathy Braz

Une enquête difficile dans un monde sans mémoire (ou si peu)

Un allié mystérieux : Pierre Calvi Une aide précieuse

Redécouvrir des bribes du passé sera-t-il suffisant ?


L'heure des remises en cause et des choix va sonner pour Gina Wong.


GINA WONG version définitive :

Pendant des années j’ai été obsédé par GINA WONG, par un sentiment d’inachèvement, de manque. Certaines personnes me disaient que ce film était un « long-métrage avorté ».
C’est en me replongeant dans les archives de GINA WONG, début 2008, que j’ai réalisé l’incroyable potentiel du film : 5 heures 30 de rushes !
Sans oublier près de 4 heures supplémentaires venant d’un tournage préalable effectué le 11 mai 2003.
Le tout présentait bon nombre de scènes inédites, ou de prises alternatives souvent meilleures que celles gardées pour le montage de 2003.
Trop de fébrilité, et pas assez de recul, à ce moment m’avaient fait passer à côté de beaucoup de belles choses.
Finalement j’ai décidé que j’avais suffisamment de matériel pour faire un film « long » (dans les normes nord-américaines).

La version définitive fut retravaillée en parallèle avec l’achèvement de UNENDING, les exigences sur ce dernier nourrissant celles pour GINA WONG.

D’un point de vue narratif, cette nouvelle version se veut moins linéaire n’hésitant pas à bousculer l’espace et le temps du récit.
Et, surtout, je m’efforce de présenter les personnages, y compris les rares petits rôles, de manière à ce que tout le monde à l’écran ait un sens dans le récit.
Je n’ai jamais aimé la notion de « figurant » : pour moi dès que l’on entre dans le champ de la caméra c’est que l’on a une place à tenir dans l’histoire.
J’ai aussi voulu donner vie aux relations existantes entre Gina et les 3 autres protagonistes : Cathy Braz, Madame Gomez et Pierre Calvi.


Des cadrages plus variés

Un montage plus « moderne »

Une plus grande attention aux personnages

Une autre perception de l’espace et du temps

Des personnages initialement supprimés sont réapparus, donnant à l’univers de Gina plus d’épaisseur.
Et surtout une voix off de narratrice apporte des informations ou des précisions sur des points qui semblaient jusqu’ici obscurs.
Enfin, j’ai voulu donner un visage à deux personnages clefs du récit mais qui en étaient physiquement absents : le frère de Gina et surtout Johann Ulbricht, le fameux terroriste.


L’agent Pertini

L’agent Bergman

L’agent Taylor

Johann Ulbricht
Des adversaires et des ennemis clairement identifiés, des personnalités pleinement affirmées

Esthétiquement, GINA WONG fut repensé pour qu’il possède une réelle atmosphère, ce qui manquait cruellement aux précédentes moutures.
D’abord en présentant d’autres lieux dans les scènes inédites, comme l’appartement de Johann Ulbricht.

Ensuite, en ajoutant de la musique quasiment partout ce qui donne très naturellement un rythme et une ambiance qui transforment totalement les scènes.
Parfois, il a fallu remonter pour que l’image s’accorde à la musique. Au final on obtient un ensemble beaucoup plus vivant.
De plus certains défauts qui subsistaient du premier mixage ont été gommés et quelques effets sonores supplémentaires ajoutés.

Enfin, l’étalonnage et la couleur ont été énormément retravaillés, plan par plan, voire image par image.
Comme avec la musique, cette opération a littéralement métamorphosé bien des images, effaçant grandement les faiblesses initiales.
Il va de soi que le plomb ne s’est pas transformé en or, mais le résultat est tout de même impressionnant.
Pour certains spectateurs « on a parfois l’impression d’être dans un tableau ». Ceux-là même qui parlaient auparavant d’un film « sans esthétique ».


Novembre 2003

Juillet 2005

Décembre 2008
Une mue spectaculaire : la technologie a du bon, en de bonnes mains

Au final, GINA WONG apparaît comme un film plus psychologique et en même temps plus physique.
Il m’a permis aussi de mettre en valeur la personnalité, le talent et la beauté des 3 héroïnes, à qui la précédente version ne rendait vraiment pas hommage.
Et surtout, cette version se rapproche beaucoup plus de la vision que j’avais lors de l’écriture du scénario, mais aussi de la manière dont je veux faire des films.

Ainsi, je suis enfin fier de présenter GINA WONG et heureux de l’avoir fait.

Je profite de cette présentation pour remercier une nouvelle fois chaleureusement celles et ceux qui ont permis cette renaissance :
Gaëlle Gautron, Jean-Pierre Constanza, Renaud Eusèbe, Caroll Betty, Katherine Frégnac et enfin Charlène Dautais.


Contact



Caroll Betty et Alexandra Marotta, le 11 mai 2003 :
la première pierre !

Une partie de l’équipe du tournage, le 20 octobre 2003


Caroll Betty enregistrant la voix off supplémentaire le 19 décembre 2008


Charlène Dautais au travail en janvier 2009

Fiche complète

Ecrit, réalisé et produit par Marco De Paris
Dates de répétition/préparation : 31 mars + 7 mai + 13 octobre + 15-16-17 octobre 2003
Dates de tournage : 11 mai 2003 et 18-19-20 octobre 2003
Montage : 3, 4, 5, 7, 8, 10 novembre 2003 + 1er décembre 2003
Montage son et enregistrement voix off : 24 + 28 novembre 2003

Edition définitive
30 avril 2008 : enregistrement de voix supplémentaires
9 juin 2008 : photos de Johann Ulbricht
11-19 décembre 2008 : création des dessins
19 décembre 2008 : enregistrement des voix-off complémentaires
Montage et étalonnage : 2, 3, 10, 20 décembre 2008 + 12, 13, 20, 29 janvier 2009
Montage son et mixage : 28, 30 décembre 2008 + 19, 23 février 2009
Sortie master : 24 février 2009 (édition définitive)
Budget total : 12 400 euros
Durée : 58 minutes (version 2003 : 31 minutes)

Première : 2 décembre 2003 à Boulogne-Billancourt
Diffusion : 21 février 2004 à Rosny-sous-Bois
  22 février 2004 à Saint-Ouen
  19 mars 2004 à Saint-Ouen
  23 mai 2004 à Paris
  28 octobre 2004 à Villetaneuse (Université de Paris XIII)
  31 octobre 2005 à Rosny-sous-Bois
  Novembre –décembre 2005 à Paris et en Seine-Saint-Denis (itinérante)
  14 mars 2008 à Rosny-sous-Bois (Printemps des Poètes)
  28 février 2009 à Rosny-sous-Bois (édition définitive)
Distribution
Gina Wong………Alexandra Marotta
Cathy Braz……....Laura Weissbecker
Madame Gomez……Carole Maddalena
Narratrice……………..Caroll Betty
Agent Bergman……….Catherine Scales
Agent Pertini …………………Stéphane Belotti
Johanne Ulbricht………….Jean-Pierre Constanza
Agent Lévy………………….Corinne Verdon
Doublure Johann Ulbricht………….Didier Gautron
Agent Taylor………………….Caroll Betty

Equipe technique (non exhaustive)
Chef monteur……………..Jean Pex
Chef monteuse (édition définitive)…………Charlène Dautais
Dessins………………………..Renaud Eusèbe
Affiche……………………Neslihan Binatli
Etalonnage……… Gaëlle Gautron
Etalonnage (édition définitive)……………….Charlène Dautais
Chef maquilleuse……Claire Vivet
Maquilleuse…………Mina Kim
Assistante du réalisateur………….Cécile Lemoine
Assistante du réalisateur (édition définitive)…………Marie Tramson
Photos de Johann Ulbricht (édition définitive)………..Aline Boros
Scripte…………………..Anne-Laure Jardry
Ingénieur du son……….Pascal Lesaulnier
Assistant son……………Olivier Blanchard
Ingénieur du son (édition définitive)…………Bertrand Homassel
Monteur son……………Philippe Kiehl
Monteuse son (édition définitive)………….Katherine Frégnac
Assistante images………….Gaëlle Gautron
Images………………..Opérateur

Equipements
Eclairages……………..Locaflash
Son (DAT)………………….DCA
Montage (Final Cut Pro)…………….Association Audiovisuelle
Montage (édition définitive) (Final Cut Pro HD 5.0)………..YMBAfilms
Etalonnage (Final Cut Pro HD)………………Les Films de la Marelle
Etalonnage (édition définitive) (Final Cut Pro HD 5.0)…………….YMBAfilms
Montage son (Pro-Tools)……………………………Philippe Kiehl
Montage son (édition définitive) (Pro-Tools)………………….Katherine Frégnac
Appareils photos (édition définitive)…………..Aline Boros

Charlène Dautais et le dessinateur Renaud Eusèbe. Sur cette photo des membres de MAGEMMA. (Photos Bussière)
Le 28 févier 2009, à la première « privée » de la version définitive (et projection des autres films longs SOUL LINE et UNENDING).