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Unending, est un terme anglais que l’on pourrait traduire par « ne se terminant pas».
Ou encore « sans fin », « interminable ».


A une époque future, dans un pays francophone appelé la République Occidentale, vit Luigi De Laurenti.
Jeune psychiatre prometteur, amoureux des femmes, c’est un idéaliste rêvant de changer le monde grâce à la science.

Un jour, une femme mystérieuse, Esmeralda Armanti, va lui résister.
Elle lui promet son corps et son âme, s’il arrive à rendre l’humanité moins agressive.

Luigi se lance alors dans la création d’un traitement psychiatrique révolutionnaire.
Au fil des mois son désir se meut en amour, son amour en passion, sa passion en obsession.

Dès lors, tout peut arriver…

Monique Dollé Lucie Montserrat dans le rôle d’Esméralda




UNENDING se veut à la fois conte philosophique et expérience cinématographique, un peu comme DOGVILLE de Lars Von Trier.

D’un point de vue philosophique il montre où peuvent mener la passion, mais aussi l’idéalisme.
Comme l’indique le titre, l’intrigue est basée sur le désir sans fin d’un homme pour une femme, mais aussi pour ses idées.
Autant dire que les relations plutôt tranquilles entre les personnages qui caractérisaient mes films précédents ne sont plus de mises.
Les émotions sont beaucoup plus fortes et les situations plus dures que dans GINA WONG, le plus profond de mes métrages jusque-là.



La réflexion induite par le film est également beaucoup plus palpable que dans les précédents films.
Certains me reprocheront peut-être des facilités, ou encore des interprétations parfois outrancières.
Mais il est difficile de s’entendre dire que son film est un agréable divertissement, alors que l’un de ses buts principaux est de faire réfléchir le spectateur
sur certains aspects de nos sociétés.
D’où une approche plus directe, et un impact qui, je l’espère, sera plus fort.


Isabelle Santos joue Salena Rumor
Commissaire de police
Eprise de justice, engagée par idéalisme
Anne-Laure Bonet est Isabella Rossini
Danseuse classique
Une ambition : réussir sa vie
Laura Weissbecker dans le rôle de Louisa Orsini
Femme d’affaires
Naturiste : se bat pour l’environnement
3 femmes fortes et engagées : 3 cobayes parfaits pour une thérapie de choc

Au niveau de l’expérimentation, là aussi la piste principale se trouve dans le titre, le traitement créé par Luigi étant basé sur la répétition d’un même fait.
Ainsi est créé un climat oppressant pour le spectateur qui, pendant un certain temps, va être prisonnier du traitement comme les personnages.
En fait cette partie du film se rattache à un procédé connu en musique : la répétition de cellule, avec des nuances à chaque apparition de ladite cellule.
D’où une succession de scènes semblant identiques, tout en étant différentes, au niveau du cadrage, du montage, du mixage et surtout de l’interprétation.
A bien des égards UNENDING est un vrai film d’acteurs, ceux-ci portant grandement le film.




UNENDING est aussi une œuvre de monteur.
En effet, ce film est constitué d’images d’origines diverses, et de qualités variables, un peu comme dans VERITES ET MENSONGES d’Orson Welles.
L’hétérogénéité n’est pas un handicap ici, car l’histoire se passe sur plusieurs époques et montre des situations variées.

Ainsi, le passé et les rêves montrent des images filmées en HDV, stables, bien éclairées.
Le présent est symbolisé par des photos de belle qualité, au cadre bien composé, comme dans LA JETEE de Chris Marker.
En revanche, les images de l’expérience sont comme des archives vidéo qui seraient partagées avec le public. Elles se rattachent au Dogma, tout en restant toujours bien éclairées.

Ce caractère bigarré convient bien au récit qui présente diverses étapes dans la vie d’un homme et d’un pays, oscillant entre fantasmes et réalités, rêve et cauchemar, beauté et laideur.
Le rythme du montage varie en fonction des phases narratives : plutôt lent au départ, plus nerveux au fur et à mesure que l’on arrive vers la fin.
L’étalonnage achève la structuration du récit en phase de couleur : vif pour le passé heureux, plus froid pour l’expérience, neutre pour le présent.
La voix off assure la cohésion de l’ensemble. Elle aussi connaît une évolution, suivant les phases du récit, au même titre que la musique.
Les décors sont dans un esprit un peu allégorique : souvent minimalistes, ils apportent une dimension « inhumaine » qui correspond bien à ce que vont subir certains personnages.

3 actrices remarquables dans leur rôle.


Sara Ginac, dans le rôle de Mélina Savini, médecin militant pour les droits de l’homme : le 4eme cobaye.
Là aussi, une belle interprétation.
Notez la colorimétrie changeante au fur et à mesure de l'évolution du personnage.


Finalement, ce film est le premier que j’ai réalisé sans transiger, sans avoir peur du regard des autres, faisant ce qui me semblait être juste, sur le fond et sur la forme.

Il montre aussi la naissance de l’univers thématique et esthétique où se dérouleront YANA SALANDRA et NINA CAMUS, suites de UNENDING.
D’ailleurs certains éléments narratifs et esthétiques (en particulier les costumes de la fin) se retrouveront dans ces films.

Avec encore plus de rigueurs et d’exigences, et pas seulement en terme de budget.


Jean-Pierre Constanza Aurélie Aloy Julie Cérédé


Car, au-delà de l’esthétique ou de la forme, ce qui compte le plus à mes yeux, ce qui a toujours le plus compté, c’est l’histoire qui est narrée, ses personnages, ses rebondissements,
et surtout l’émotion et la réflexion qu’elle devrait susciter.

Et de ce point de vue, je suis très heureux du résultat.

En espérant que les spectateurs y trouveront eux aussi matière à réfléchir, à s’émouvoir…



Contact



Gaëlle Gautron en janvier 2007. Emmanuelle Journo en janvier 2007.
Les responsables des images des deuxièmes et troisièmes équipes.
Chacune à sa manière a permis au film d’exister : en posant ses premières pierres et en proposant de bonnes idées.

    Le 30 avril 2008 Katherine Frégnac, Bertrand Homassel et Laura Weissbecker au studio Le40eRugissant Rushes du tournage du 9 mai 2008, avec Sara Ginac


Une partie de l’équipe du 9 juin 2008 Julie Cérédé, Jean-Pierre Constanza, Aurélie Aloy Aline Boros, Marie Tramson, Mina Kim


Lucie Montserrat au studio Le40eRugissant le 19 décembre 2008 Caroll Betty, l’extraordinaire narratrice du film La voix-off : une des clefs et des réussites du film


L’équipe du 18 janvier 2009 (retake) au studio ESPACE 14
A l’arrière plan : Alexandre Dubus et Etienne Révault.
Aline Boros en pleine préparation du plateau Anahyse France finissant ses réglages au restaurant SHALYMAR


Le monteur Thomas Lhoste en janvier 2009 La chef monteuse Charlène Dautais en février 2009 La monteuse son Katherine Frégnac le 23 février 2009


Certains membres de MAGEMMA et de l’équipe du film présents à la première « privée » le 28 février 2009 (Photos Bussière)


Ecrit, réalisé, produit par Marco De Paris.
Dans le cadre de MAGEMMA Productions en association avec YMBAfilms.
Budget total : 15 500 euros.
Avant-première : 20 décembre 2008.
Sortie master avec les « retake » : 25 février 2009.
Première avec « retake » : 28 février 2009

Distribution (rôles principaux)
La narratrice………………….Caroll Betty
Esméralda Armanti………….Lucie Montserrat
Louisa Orsini…………………Laura Weissbecker
Salena Rumor………………….Isabelle Santos
Isabella Rossini………………..Anne-Laure Bonet
Mélina Savini…………………..Sara Ginac
Luna Einaudi…………………….Julie Cerédé
Enrique Ramia…………………….Jean-Pierre Constanza
Séréna Scalfaro……………………..Aurélie Aloy
Myléna Stamboli………………….Monique Dollé

Equipe technique
Chef monteuse…………………Charlène Dautais
Monteur………………………….Thomas Lhoste
Monteuse son……………………Katherine Frégnac
Ingénieur du son…………………..Bertrand Homassel/Studio Le 40eRugissant
Assistante et scripte…………………Marie Tramson
Photographe………………………….Aline Boros
Opératrice caméra et machinerie………Anahyse France
Electricien…………………………….Alexandre Dubus
Aide technique………………………..Etienne Révault/Studio Espace14
Chef maquilleuse……………………..Mina Kim
Régisseur adjoint…………………. Raoul Rozic
Secrétaire de production……………… Liliane Messager

Deuxième et troisième équipes (postes principaux)
Chef opératrice………..Gaëlle Gautron
Opératrice lumière et chef électricienne…………..Emmanuelle Journo
Opérateur steadycam…….Richard Vandal

Matériel
Appareils photo (reflex-numérique Nikon D200 et D70)…….Aline Boros
Maquillage………………..Mina Kim
Unité de tournage (HRVZ1 : HDV)….......Anahyse France
Station de montage (Final cut pro HD 5.0)…………..YMBA films
Station de montage…………..Thomas Lhoste
Station de montage son (Pro-Tools)………….Katherine Frégnac
Eclairages fournis par la municipalité de Rosny-sous-Bois et le studio ESPACE 14

Matériel deuxième et troisième équipe (liste non exhaustive)
Eclairages…………..CinéLumière de Paris
Unité de tournage………..….Les films du Barbue
Steadycam………………..Richard Vandal